Implant monofocal « plus » : voir l’écran sans lunettes après la cataracte, sans les halos du multifocal ?

Entre l’implant monofocal classique, qui donne une vision de loin nette mais impose des lunettes dès qu’on regarde un écran, et le multifocal, qui libère des lunettes au prix de halos nocturnes chez certains, une troisième famille s’est installée : le monofocal « plus ». Il gagne environ une ligne de vision intermédiaire sans rien perdre au loin ni ajouter de halos, d’après trois méta-analyses. Au congrès de l’ESCRS, à Londres en septembre 2026, un débat posait la question de savoir s’il devait devenir l’implant par défaut de la chirurgie de la cataracte. Voici ce que disent les études, et ce que cela change pour vous.

COMPRENDRE

Un monofocal qui ne l’est plus tout à fait

Pendant vingt ans, la question posée avant une opération de la cataracte tenait en une alternative : un implant monofocal, net à une seule distance, ou un implant multifocal, qui partage la lumière entre plusieurs foyers pour se passer de lunettes. Le monofocal « plus » brouille cette frontière. Sa lentille reste monofocale au sens optique, mais sa face antérieure a été redessinée pour que la mise au point ne s’effondre pas dès qu’on quitte l’infini.

Le principe repose sur une asphéricité d’ordre supérieur : la courbure varie du centre vers le bord de manière contrôlée, ce qui étale légèrement le foyer le long de l’axe de l’œil. Le résultat est une profondeur de champ étendue d’environ une demi-dioptrie, suffisante pour que l’écran d’ordinateur, placé à soixante ou soixante-dix centimètres, redevienne lisible sans lunettes chez beaucoup de patients.

Un foyer net, étiré ou partagé

Ce qui distingue les trois familles d’implants, c’est la manière dont elles rassemblent la lumière sur la rétine.

rétine

Monofocal

Un seul foyer, net au loin.

rétine

Monofocal plus

Un foyer un peu étiré : le loin et l’écran.

rétine

Multifocal

La lumière partagée entre plusieurs foyers : le près aussi, avec des halos possibles.

Schéma pédagogique simplifié, sans échelle. Le cercle en pointillé figure le halo.

Ce qui le distingue d’un implant multifocal

Un implant multifocal porte des anneaux diffractifs concentriques qui divisent la lumière entre le loin, l’intermédiaire et le près. Cette division a un coût : une part de la lumière est perdue, et les anneaux créent des halos autour des phares la nuit chez une partie des opérés. Le monofocal « plus » n’a pas d’anneaux. Il ne divise pas la lumière, il l’étale un peu. C’est pourquoi il ne peut pas offrir la vision de près d’un multifocal, mais aussi pourquoi il n’en a pas les halos.

Plusieurs modèles existent aujourd’hui dans les études publiées : le Tecnis Eyhance, le plus étudié, le Vivinex Impress, le RayOne EMV ou l’Isopure. Leurs dessins optiques diffèrent, mais ils partagent la même promesse mesurée : une ligne de plus à distance intermédiaire, et une vision de loin inchangée.

Où chaque implant voit net

Trois distances comptent au quotidien : la route, l’écran, le livre. Chaque famille d’implant couvre une part différente de cette étendue.

MonofocalNet au loin, lunettes pour l’écran et le livre. Pris en charge, sans supplément.
Monofocal plusNet au loin et à l’écran, lunettes pour le livre. Pris en charge, sans supplément.
MultifocalNet aux trois distances, halos possibles la nuit. Complément à la charge du patient.

Schéma pédagogique : l’étendue exacte dépend de chaque œil, de la pupille et de l’astigmatisme résiduel. Le cercle en pointillé signale les halos.

LES PREUVES

Ce que montrent les études : une ligne de plus à l’écran, rien de perdu au loin

Le niveau de preuve est aujourd’hui solide, parce que trois méta-analyses indépendantes convergent. La première, publiée en 2022, a regroupé 680 yeux opérés avec un monofocal « plus » et 647 yeux avec un monofocal classique, issus de trois essais randomisés et neuf études comparatives. La vision intermédiaire sans correction était meilleure d’environ une ligne en monoculaire, et de près de deux lignes lorsque les deux yeux sont ouverts (PMID 35947003).

La même analyse a mesuré ce qui compte pour le patient : la probabilité de se passer de lunettes à distance intermédiaire était nettement plus élevée avec le monofocal « plus », avec un rapport de cotes de 12,9. La vision de loin, elle, ne différait pas d’un groupe à l’autre. Sensibilité aux contrastes, phénomènes lumineux et effets indésirables étaient comparables (PMID 35947003).

Deux méta-analyses plus récentes confirment

En 2025, une revue systématique enregistrée sur PROSPERO a rassemblé 31 études, dont huit essais randomisés. Avec un niveau de certitude élevé, elle ne trouve aucune différence de vision de loin corrigée entre les deux familles d’implants. La vision intermédiaire et la vision de près corrigées pour le loin étaient meilleures avec le monofocal « plus », d’un peu plus d’une ligne, et l’indépendance aux lunettes à distance intermédiaire était favorisée avec un rapport de cotes de 7,85. Ni la sensibilité aux contrastes ni les halos ne différaient (PMID 39893265).

En 2026, une méta-analyse limitée aux seuls essais randomisés, soit six essais et 429 patients, retrouve un gain de vision intermédiaire d’une ligne environ, en monoculaire comme en binoculaire, et un profil de sécurité comparable au monofocal classique. Ses auteurs qualifient le bénéfice de « modeste mais significatif », une formule qui résume bien la réalité de cet implant (PMID 40840532).

Trois méta-analyses, une même conclusion

Chacune regroupe des études indépendantes, menées avec plusieurs modèles d’implants.

2022 · 12 étudesUne ligne de plus à l’écran, rien de perdu au loin.
2025 · 31 étudesVision de loin identique, avec un niveau de certitude élevé.
2026 · 6 essais randomisésUn gain d’une ligne environ, « modeste mais significatif ».
Ce qui ne change pasLa vision de loin, les contrastes et les halos restent comparables au monofocal classique.

Une ligne d’acuité correspond à une ligne de lettres sur le tableau de lecture de l’ophtalmologiste.

Ce que les essais individuels ajoutent

Un essai randomisé chilien en double insu, publié en 2023, a comparé les deux implants chez 66 patients opérés des deux yeux. Le monofocal « plus » donnait une ligne supplémentaire de vision intermédiaire binoculaire, sans aucune différence sur les questionnaires de qualité de vision (PMID 37232418). Un essai multicentrique publié en 2025 avec un autre modèle, le Vivinex Impress, retrouve un gain de 1,2 ligne en vision intermédiaire, indépendant du diamètre de la pupille et de la longueur de l’œil (PMID 40197064).

Une étude japonaise a comparé trois monofocaux « plus » différents à un monofocal standard chez 172 patients tirés au sort : la vision intermédiaire à 50 centimètres, 70 centimètres et un mètre était meilleure avec les trois, la vision de loin et de près identiques, et la sensibilité aux contrastes comme les halos ne différaient pas (PMID 40623059). Une étude espagnole randomisée signale un peu plus d’aberrations optiques mesurées à l’appareil, sans traduction sur les halos perçus ni sur les contrastes (PMID 35622140). Une série récente de 100 yeux confirme le gain intermédiaire à un mois (PMID 40488482).

LES LIMITES

Ce qu’il ne fait pas : lire un livre sans lunettes

Le point le plus important à comprendre avant de choisir tient en une phrase : une ligne de vision intermédiaire en plus, ce n’est pas la vision de près. Lire un roman, un téléphone tenu à trente centimètres ou une notice de médicament demandera le plus souvent des lunettes de lecture, exactement comme avec un monofocal classique. Les patients qui en attendent une indépendance totale aux lunettes risquent d’être déçus.

Le gain est aussi une moyenne. Dans les essais, certains patients lisent leur écran sans effort, d’autres constatent une différence discrète. La taille de la pupille, l’astigmatisme résiduel et la qualité de la surface de l’œil modulent le résultat. Un œil sec non traité, par exemple, dégrade la vision intermédiaire quel que soit l’implant.

Il faut aussi accepter une part d’incertitude propre à toute chirurgie de la cataracte : la puissance de l’implant est calculée, non mesurée après coup, et un écart d’une demi-dioptrie entre la cible et le résultat reste possible. Avec un monofocal « plus », cet écart se tolère un peu mieux qu’avec un multifocal, parce que la profondeur de champ absorbe une partie de l’erreur. Mais il ne la fait pas disparaître.

L’astigmatisme doit être corrigé en même temps

La profondeur de champ supplémentaire ne compense pas un astigmatisme cornéen. Au-delà d’une dioptrie environ, l’implant existe en version torique, qui corrige l’astigmatisme dans le même geste. Le choix se fait sur la biométrie et la topographie cornéenne réalisées au bilan préopératoire, à Cachan. Le principe est le même que pour l’implant torique classique.

Enfin, cet implant ne convient pas mieux qu’un autre aux yeux porteurs d’une maladie de la rétine ou d’un glaucome avancé. Dans ces situations, c’est la pathologie qui dicte le choix, et la discussion a lieu en consultation, à partir de l’OCT et du fond d’œil, dans le cadre du bilan préopératoire de la cataracte.

COMPARER

Monofocal, monofocal « plus », EDOF, multifocal : où se place-t-il ?

La gamme des implants se lit comme une échelle. À une extrémité, le monofocal classique : la vision de loin la plus pure, des lunettes pour tout le reste. À l’autre, le trifocal : trois distances nettes, mais des halos et une perte de contraste chez une partie des patients. Entre les deux, par ordre croissant de profondeur de champ, le monofocal « plus », puis l’implant EDOF, à profondeur de champ étendue.

Une méta-analyse publiée en 2026 a directement comparé monofocal « plus » et EDOF sur 672 yeux : la vision de loin, corrigée ou non, ne différait pas. Pour la vision intermédiaire, les études étaient trop hétérogènes pour être regroupées, mais l’EDOF conserve en général un avantage sur le près, au prix de halos un peu plus fréquents (PMID 41869169).

La mini-monovision : une façon d’aller plus loin sans multifocal

Une stratégie gagne du terrain : implanter un monofocal « plus » dans les deux yeux, en visant l’infini sur l’œil dominant et une légère myopie, de l’ordre de trois quarts de dioptrie, sur l’autre. Une étude turque a comparé cette mini-monovision à un implant trifocal : la vision binoculaire sans correction était comparable, et la sensibilité aux contrastes meilleure dans le groupe mini-monovision (PMID 39205393).

Une revue de 2026 parue dans Survey of Ophthalmology confirme que la mini-monovision, avec un écart de 0,75 à 1,50 dioptrie entre les deux yeux, préserve mieux la vision binoculaire et le relief que la monovision classique, et que les monofocaux « plus » en ont élargi les indications (PMID 41232695). Elle exige une biométrie précise et un patient qui accepte le principe, testé en lentilles au préalable.

La mini-monovision

Les deux yeux reçoivent un monofocal « plus », réglés un peu différemment. Le cerveau assemble les deux images.

Le réglageL’œil dominant vise le loin, l’autre une légère myopie : 0,75 à 1,50 dioptrie d’écart.
Avant de déciderUn essai en lentilles de contact montre si l’on s’y habitue.
Ce qui est préservéLa vision des deux yeux ensemble et le relief, mieux qu’en monovision classique.

Schéma pédagogique : la teinte foncée signale une vision nette, la teinte moyenne une vision utile. L’étendue réelle dépend de chaque œil.

C’est dans ce contexte que l’ESCRS a mis en débat, à Londres en septembre 2026, la proposition d’en faire l’implant par défaut de la chirurgie de la cataracte de routine. Le débat n’a pas valeur de recommandation, mais il dit où en est la réflexion des chirurgiens européens : le monofocal « plus » n’est plus une option de niche.

EN PRATIQUE

Prise en charge et choix de l’implant : ce que cela change pour vous

En France, l’implant monofocal est pris en charge par l’Assurance Maladie dans le cadre de l’opération de la cataracte, sans supplément sur l’implant. Les implants multifocaux et EDOF, eux, font l’objet d’un complément à la charge du patient. Le monofocal « plus » se situe du côté du monofocal : le Dr Tourabaly le propose sans supplément sur l’implant, au même titre qu’un monofocal standard.

Le parcours ne change pas. Le bilan préopératoire a lieu au cabinet de Cachan, avec la biométrie sur IOLMaster 700 et la topographie cornéenne qui déterminent la puissance de l’implant et l’éventuelle correction de l’astigmatisme. L’intervention est réalisée à la Clinique Sainte-Geneviève, à Paris 14e, après une consultation d’anesthésie systématique. Les contrôles ont lieu à J+2, à un mois, puis à un an.

Les lunettes définitives, s’il en faut, sont prescrites au contrôle du premier mois. Si les deux yeux sont opérés, à une à deux semaines d’intervalle, elles sont prescrites trois à quatre semaines après le second œil, une fois la réfraction stabilisée. Avec un monofocal « plus », il s’agit le plus souvent de lunettes de lecture seules.

Pour qui est-ce un bon choix ?

  • Les patients qui veulent voir net au loin et lire leur écran d’ordinateur ou leur tableau de bord sans lunettes, et acceptent des lunettes de lecture pour le près.
  • Ceux qui conduisent beaucoup la nuit et veulent éviter les halos du multifocal : la conduite après cataracte est un critère de choix fréquent.
  • Ceux dont la rétine, la cornée ou le nerf optique rendent un multifocal déconseillé, mais qui souhaitent tout de même un peu plus de profondeur de champ.
  • Ceux qui envisagent une mini-monovision, avec un test préalable en lentilles.

À l’inverse, un patient qui souhaite lire sans lunettes ou qui a un astigmatisme important non corrigé risque de ne pas en tirer le bénéfice attendu. La décision se prend en consultation, après le bilan, et elle reste réversible jusqu’au jour de l’intervention.

Questions fréquentes

Le monofocal « plus » permet-il de se passer complètement de lunettes ?

Non. Il apporte environ une ligne de vision intermédiaire en plus du monofocal classique, ce qui suffit souvent pour l’écran ou le tableau de bord. Pour lire un livre ou un téléphone tenu près, des lunettes de lecture restent le plus souvent nécessaires (PMID 39893265).

Donne-t-il des halos la nuit comme un multifocal ?

Les trois méta-analyses disponibles ne retrouvent pas plus de halos ni de perte de contraste qu’avec un monofocal classique, parce qu’il n’a pas d’anneaux diffractifs (PMID 35947003, PMID 39893265, PMID 40840532). Une gêne nocturne transitoire reste possible dans les premières semaines, comme après toute chirurgie de la cataracte.

Coûte-t-il plus cher qu’un monofocal classique ?

Non : le Dr Tourabaly le propose sans supplément sur l’implant, au même titre qu’un monofocal standard pris en charge par l’Assurance Maladie. Les compléments concernent les implants multifocaux et EDOF.

Quelle différence avec un implant EDOF ?

L’EDOF étend davantage la profondeur de champ et donne en général une meilleure vision de près, avec un peu plus de halos. La vision de loin est la même. Le monofocal « plus » est le compromis le plus proche du monofocal classique (PMID 41869169).

Peut-on l’associer à une mini-monovision ?

Oui, c’est une stratégie de plus en plus utilisée : l’œil dominant vise le loin, l’autre une légère myopie. Elle préserve mieux la vision binoculaire que la monovision classique et se teste en lentilles avant de décider (PMID 41232695).

Existe-t-il en version torique pour l’astigmatisme ?

Oui. Au-delà d’une dioptrie d’astigmatisme cornéen environ, la version torique corrige l’astigmatisme dans le même geste. Sans cette correction, la profondeur de champ supplémentaire ne se traduit pas en vision nette.

Est-il adapté si j’ai un début de DMLA ou un glaucome ?

C’est la pathologie qui dicte le choix. Le monofocal « plus » n’a pas les inconvénients de contraste du multifocal, ce qui en fait parfois une option acceptable, mais la décision se prend au cas par cas, sur l’OCT et l’examen du fond d’œil, en consultation.

Consultations à Cachan, à Paris 13 et au cabinet Sorbonne Saint-Michel (Paris 5ᵉ) · Tél. 01 45 47 08 11

Sources scientifiques

  • Wan KH, et al. Enhanced monofocal versus conventional monofocal intraocular lens in cataract surgery: a meta-analysis. J Refract Surg. 2022. PMID 35947003
  • Fernández J, et al. Visual and patient-reported outcomes of an enhanced versus monofocal intraocular lenses in cataract surgery: a systematic review and meta-analysis. Eye (Lond). 2025. PMID 39893265
  • Loh NC, et al. Enhanced monofocal versus conventional monofocal intraocular lenses: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Can J Ophthalmol. 2026. PMID 40840532
  • Donoso R, et al. Enhanced vs conventional monofocal intraocular lens clinical results in patients with cataract: randomized clinical trial. J Cataract Refract Surg. 2023. PMID 37232418
  • Ang RET, et al. Comparison of visual acuity outcomes of enhanced monofocal versus standard monofocal intraocular lenses from a randomized, multicenter, active-controlled trial. J Refract Surg. 2025. PMID 40197064
  • Hayashi S, et al. Comparison of visual performance among three higher-order aspheric enhanced monofocal intraocular lenses and a standard aspheric monofocal lens. J Cataract Refract Surg. 2025. PMID 40623059
  • Garzón N, et al. Visual and optical quality of enhanced intermediate monofocal versus standard monofocal intraocular lens. Graefes Arch Clin Exp Ophthalmol. 2022. PMID 35622140
  • Komatsu K, et al. Postoperative visual function of enhanced monofocal intraocular versus monofocal lenses. J Refract Surg. 2025. PMID 40488482
  • Barpaki D, et al. Visual performance comparison between enhanced monofocal and extended depth of focus intraocular lenses: a systematic review and meta-analysis. Cureus. 2026. PMID 41869169
  • Can İ. Clinical outcomes of enhanced monofocal (mono-EDOF) intraocular lenses with the mini-monovision technique versus trifocal intraocular lenses: a comparative study. Turk J Ophthalmol. 2024. PMID 39205393
  • Kang S, et al. Pseudophakic mini-monovision. Surv Ophthalmol. 2026. PMID 41232695

À lire aussi

Cet article a une visée informative et ne remplace pas une consultation médicale. Les indications, les bénéfices attendus et les risques dépendent de chaque situation individuelle. Pour toute question concernant votre vision, consultez un ophtalmologiste.

Rédigé et relu par le Dr Moïse Tourabaly, ophtalmologue chirurgien réfractif — ancien chef de clinique (CHNO des Quinze-Vingts).

Dernière mise à jour : 4 octobre 2026

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